MAINS D'ŒUVRES

Composants électronique, laiton, hauts-parleurs,
matière graphique, outils.


See-U, Bruxelles
2022.



"Sans doute un peu écrasés par la difficulté et peut-être la crainte de se dire où ils en étaient, ils fouillaient dans leurs machines pour se demander où ils en seraient."

2084, vidéo de Chris Marker, 9m46s, 1984
Prenant comme base le film 2084 de Chris Marker, l’installation Mains d'œuvre interroge le devenir du travailleur dans l’ère du tout numérique. L’installation dresse un cyber portrait du futur en faisant dialoguer de manière aléatoire et anachronique voix extraits d’internet de philosophes, journalistes, politiciens, citoyens et médias. Cette base de données sonores, sorte d’archive du présent, interroge ici les préoccupations soulevées par 2084 : travail, avènement des technologies, devenir ouvrier.

L'espace d'exposition est transformé en atelier-laboratoire, où le temps se serait suspendu et où la présence humaine est manquante. Ce sont finalement les travaux, encore en cours de création, qui nous content de manière autonome les mémoires de possibles futurs, ceux de l’année 2084. Sur l’établi de Mains d'œuvre, la rencontre entre techniques traditionnelles de bijouterie et circuits imprimés se matérialise en une sculpture-circuit qui s’interroge sur le devenir de nos modes de production.

CURIOSITE MINERALE

Composants électronique, laiton, minéraux,
circuits electroniques, hauts-parleurs.


Projet réalisé pour la Mallapixels Val-de-Marne.
2020.

L’ Univers de la nuit, le mystère de l’infiniment grand et l’infiniment petit, un Voyage au centre de la Terre…

Chuchotant à l’oreille des passants, ce cabinet de curiosités invite à se plonger dans l’histoire de cette miniaturisation, de nos puces électroniques à la poussière d’étoiles dont elles sont, tout comme nous, constituées.

UNE SOCIÉTÉ IDÉALE
Avec Edouard Sufrin

Installation In-Situ, circuits electroniques, hauts-parleurs.
Projet réalisé pour Sonic Promenade par Sonic Protest.
Bois de Vincennes

Installation sonore immersive composée de rires, d'oiseaux, de nappe synthétytique et de la voix de Deuleuze qui nous parle de l'université disparaisse du bois, de celle des prostitués qui racontent leurs quotidiens, d'extraits de reportages sur la biodiversité, sur ceux qui y travaillent, ceux y vivent mais aussi, des pécheurs, des joggeurs, des voyeurs. On découvre que pour certain, le bois est un espace de rencontre pré-tinder, que pour d'autres c'est un espace de détente pendant que d'autres encore y trouvent le lieu où partager leur culture. Ainsi se dresse un portrait d'un bois macro-monde constitué à partir de tout ce qu'on a pu chiner sur le web. Un macro-monde à l'image de notre société et qui nous donne matière à philosopher.
Merci à Sonic Protest pour la vidéo.

URBS

Réalisé avec la 6eA du collège René Descartes
Impression numérique, électronique


Projet réalisé dans le cadre du dispositif Culture et Arts au collège. Tremblay en France 2019/2020.
Espace Jean-Roger Caussimon

URBS est un livre objet sonore où les récits urbains de plusieurs époques se mélangent. Tremblay-en-France a été le point de départ de ce voyage temporel, graphique et sonore durant lequel nous nous sommes demandés comment notre ville a construit nos imaginaires. En nous plongeant dans les évolutions de la ville, nos chemins quotidiens, les lieux qui construisent nos souvenirs, nous nous sommes projetés dans les évolutions de notre territoire.

MACHINES A HABITER

Maquettes en papier et carton, Kits à monter soi-même. Livre sonore, entretiens, archives vidéo, articles.

Projet soutenu par l’Espace Jean-Roger Caussimon de Tremblay en France durant l’année 2019/2020.
EP7, 2018.

« Machine à habiter » était un terme employé par Le Corbusier à propos des immeubles d’habitat qu’il réalisait. Pourtant en 1965 est construite à Montfermeil une de ces machines à habiter, une machine qui marquera toute une époque puisqu’elle devient le symbole d’un ghetto et sera détruite en 1994. Toutes ces constructions sont des monuments urbains tant communs que personnels. Éléments forts de l’Histoire, elles ont marqué ceux qui les ont connues et aident à comprendre comment ces territoires se sont construits. Ces lieux sont les preuves du perpétuel mouvement de la ville. Ce projet leur rend hommage.

Inspirée des produits vendus dans les boutiques souvenirs de grands sites touristiques, Machines à habiter est une collection de kits de monuments urbains à monter soi-même. L’ensemble est accompagné d’un corpus d’archives ainsi que d’un livre sonore réunissant des recherches historiques et les témoignages de personnes ayant «vécu» l’architecture de ces lieux.

FIREWALL
avec Edouard Sufrin

Firewall Juniper SSG modifié, alimentation autonome, mini machine à fumée.

DOC Paris, 2018.

Ce firewall semble mener une existence autonome, sujet à des connexions fantômes provoquant des dysfonctionnements, le menant à surchauffer, fumer, puis redémarrer. Une fois plongé dans la partie en réalité augmenté de l’exposition, grâce à des lunettes de réalité virtuelle, le visiteur reçoit une profusion de spams, pop-ups, qui lui proposeront nombre d’avertissements sur la santé de son ordinateur ou autres méthodes pour gagner de l’argent facilement.

EN CAS DE NÉCÉSSITÉ
avec Edouard Sufrin

Boitier de déclenchement manuel détourné,
dispositif électronique.


Vous vivez dans la peur?
Grâce à ces boitiers, vous pourrez recréer les sonorités de tout type de sirenes et d’alarmes.
Un produit qui répondra à n'importe lequel de vos problèmes !

LES LUCIOLES
avec Edouard Sufrin

Modules électroniques autonomes,
sonores et lumineux.


Nuit Noire, 2015.
Nuit Noire, 2016.
Concerts dispersés,
Centre d’Art Contemporain de Cajarc, 2017
La Gaité Lyrique, 2018.

Ces lucioles sont la métaphore d’humains qui préservent leur culture populaire en résistant aux pressions politiques. Même si cette résistance ne semble être qu'une faible lueur dans la nuit, égale à celle d'une petite luciole, elle insuffle l’idée que sans cesse, nous réussirons à échapper aux miradors de notre époque. L'installation Les lucioles est inspirées par l’essai Survivance des lucioles de George Didi-Hubermann. En analysant une lettre écrite par Pasolini à son ami Franco Farolfi en 1941, il fait une analogie entre perturbations écologiques, disparition des lucioles et les troubles politiques qui perturbent l'Italie à cette époque.

Ce projet a continué d’évoluer selon les contextes où il a été présenté. Aux modules lumineux sont venus s’ajouter des versions sonores, qui intéragissent avec leurs congénères.

Cela a donné naissance à une série d’ateliers visant à initier des néophytes à la pratique de l’électronique. Ces ateliers furent un contexte intéressant pour échanger sur le fond du projet et partager la réfléxion de Pasolini et les interprétations de Didi-Huberman.